Les chefs d'entreprise interrogés en mars 2008 font état d'une relative stabilisation de la conjoncture dans le commerce de détail et le commerce et la réparation automobile, après le net fléchissement du début d'année. L'indicateur synthétique du climat des affaires se maintient à un niveau bien en deçà de son niveau moyen de 2007. Les perspectives générales, qui retracent l'opinion des détaillants sur l'activité de l'ensemble du commerce, se stabilisent à un niveau inférieur à leur moyenne de longue période. Les intentions de commandes remontent quelque peu. Le rythme des ventes passées a ralenti. Les anticipations d'emploi sont, quant à elles, en net ralentissement.
Selon les chefs d'entreprise interrogés en mars 2008, la conjoncture du bâtiment demeure toujours bien orientée : l'indicateur synthétique du climat des affaires se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période. L'activité est restée soutenue ; elle ralentirait toutefois légèrement au cours des prochains mois. Les chefs d'entreprise jugent leur carnet de commandes très bien garni. Les tensions sur l'appareil productif perdurent, plus de la moitié des entreprises déclarant toujours être contraintes dans leur production. D'après les entrepreneurs, les créations d'emploi sont restées nombreuses et devraient s'intensifier au cours des prochains mois.
Selon les chefs d'entreprise interrogés en mars, la conjoncture industrielle s'est légèrement améliorée : l'indicateur synthétique du climat des affaires progresse à nouveau. Les entrepreneurs de l'industrie manufacturière estiment que le rythme de leur activité passée s'est renforcé. Les stocks de produits finis demeurent jugés inférieurs à la normale. Les carnets de commandes, globaux comme étrangers, se regarnissent et sont considérés comme très étoffés. Les perspectives personnelles de production restent bien orientées. Les perspectives générales, qui représentent l'opinion des industriels sur l'activité de l'ensemble de l'industrie, s'améliorent quelque peu. Les chefs d'entreprise prévoient d'augmenter leurs prix, environ au même rythme qu'en février.
6 ans après le passage à l'euro, 4 français sur 10 continuent à penser en francs. Selon l'étude publiée par l'Insee, 55 % des sondés déclarent penser systématiquement en euros. Plus le montant est élevé, plus le franc sert de référence. L'euro est devenu une référence pour les dépenses courantes. En revanche à partir de 1 500 euros, près d'un quart des montants sont convertis en francs. Les personnes âgées et les résidents des zones rurales demeurent attachés au franc. A contrario, les Franciliens et les personnes issus des Dom-Tom se sont plus facilement adaptés à l'euro.
13,8 millions de ménages détenaient un crédit à fin 2007, soit un taux de détention de 52 % contre 50,9 % en 2006, selon l'observatoire des crédits aux ménages de la Fédération bancaire française (FBF). Ces chiffres sont les plus élevés depuis 1989. Ainsi, le crédit immobilier continue à progresser : 30,6 % des ménages avaient un crédit immobilier en 2007 (contre 30,2 % en 2006). Chez les jeunes notamment, 20,3 % des ménages de moins de 20 ans accédaient à la propriété soit +2,5 % en un an. Autre tendance qui se dégage de cette étude : le crédit à la consommation se développe chez les seniors. 21,1 % des ménages de 65 ans et plus en avaient un en 2007. L'étude souligne également que 5,9 % de l'ensemble des ménages envisagent de recourir à un crédit dans les 6 prochains mois en raison de la dégradation de leur situation économique.
Alors que la France était historiquement à la pointe du développement des compétences il y a quelques années, elle est aujourd'hui rattrapée par les autres pays européens, voire dépassée sur certains aspects. En effet, les salariés anglais mais aussi espagnols et portugais ont un meilleur taux d'accès à la formation que les Français en 2007. Le Royaume-Uni affiche le meilleur score (61 % de salariés formés) mais sur des durées courtes : 42 % des salariés anglais ont bénéficié d'un jour ou de moins d'un jour de formation, alors que pour 70 % des Français, la durée est de un à trois jours. La brièveté des formations au Royaume-Uni s'explique par le recours accru à l'e-learning et aux modules mixtes, dits « blended », qui cumulent formation en présentiel et e-learning. Le Royaume-Uni dépense autant que la France en formation mais sur des durées plus courtes grâce au e-learning. Ils arrivent ainsi à former davantage de personnes et à démocratiser la formation. En France, seules 23 % des formations passent par l'e-learning (contre 55 % au Royaume-Uni) et 33 % se font en « blended » (51 % au Royaume-Uni). Ce n'est pas seulement une question de culture puisque l'Espagne, autre pays latin, affiche de très bons scores également en e-learning. C'est avant tout une question d'offre, or celle-ci reste très modeste en France. Les Échos – 25/03/08 – p 11
Sandwich
Thon-crudités, jambon-emmenthal, poulet rôti-mayonnaise ont depuis longtemps détrôné le traditionnel jambon-beurre. Pour le plus grand profit du marché du sandwich, dont l'expansion se confirme chaque année. Il s'est vendu 1,2 milliards de sandwichs en France en 2007, pour un chiffre d'affaires de 3,8 milliards d'euros, en hausse de 4,5 %. Des scores que n'avait certainement pas imaginés sir John Montagu, quatrième comte de Sandwich, joueur invétéré, qui avait inventé ce mode de restauration rapide au XVIIIe siècle pour ne pas interrompre sa partie de cartes. Le prix moyen du sandwich est légèrement supérieur à 3 euros, mais les écarts d'un lieu de vente à l'autre sont extrêmement importants. Les enseignes de hard-discount les proposent à 1,30 euro, mais, dans les aéroports, le prix du sandwich s'envole fréquemment au-dessus des 5 euros. Quoi qu'il en soit, c'est la formule de restauration rapide de loin privilégiée par les Français. Ils mangent 20 sandwichs par an, contre 12 pizzas et 11 hamburgers. La progression des ventes des premiers (+ 30 % au cours des cinq dernières années) est sans commune mesure avec celles des deuxièmes (+ 10 %) et des troisièmes (+ 13 %). L'envolée des matières premières et la baisse du pouvoir d'achat amènent les Français à faire des arbitrages budgétaires, auxquels s'ajoutent des contraintes de temps. La boulangerie industrielle se frotte les mains. Les Échos – 25/03/08 – p 21
Soldes
Le rapport sur les mécanismes de réduction des prix remis au ministère de l'Économie et des Finances propose de réformer les soldes en ramenant d'une part la période de soldes de 6 semaines actuellement à 5 et d'autre part en instituant 2 semaines supplémentaires de soldes libres. La date des soldes serait fixée par décret alors que les soldes choisies devraient être distantes d'au moins un mois du début des soldes nationales. Ainsi, au lieu de bénéficier de 12 semaines de soldes en deux fois, les consommateurs bénéficieraient désormais de 12 semaines en trois fois.
Selon une enquête réalisée par Ipsos, les problèmes de nuisance sonore sur le lieu de travail ne concernent plus seulement l'industrie. Les voix, le téléphone, la musique gênent les salariés du tertiaire, ce qui porte la part d'actifs incommodés par le bruit au travail à plus d'un sur deux.
Après un bond de 10% des locations en 2006, le marché de la location de voitures de courte durée a freiné en 2007 (-4,8%), soit un total de 7,41 millions de véhicules loués. En 2008 aussi, les loueurs s'attendent à une année difficile. Alors que la clientèle américaine, grosse consommatrice, boude la France depuis que le billet vert est faible, les déplacements professionnels, qui ont déjà baissé de 16% l'an dernier ne suffiront pas à compenser le manque à gagner. Heureusement, Dans le secteur loisirs, en expansion grâce à l'Internet et l'avancée des compagnies aériennes à bas coûts, la location de voitures a fait de nouveaux adeptes surtout parmi les jeunes de 18 à 25 ans et les "papy-boomers" de 55 à 64 ans.
Globalement, le chiffre d'affaires des petites entreprises, toutes activités confondues, enregistre une hausse de 3% en 2007, selon les résultats 2007 de l'Observatoire de la Petite Entreprise FCGA-Banque Populaire. Parmi les professions de l'artisanat, du commerce et des services, les carreleurs occupent la première place du podium, avec une hausse de leur chiffre d'affaires de 15,3% en 2007. Ils sont suivis par les taxis et ambulances (+8,7%), les couvreurs (+8,6%) et les électriciens (+8,5%). En queue de peloton, le chiffre d'affaires des entreprises de terrassement et travaux publics a à l'inverse baissé de 6,8%, touchés de plein fouet par l'augmentation du prix des matériaux, les difficultés d'accès à la commande publique et également souvent exposés aux aléas de la sous-traitance. Sont également dans le rouge les magasins d'articles de sport, pêche et chasse (-6,8%), les commerces de vaisselle (-6,3%) et les magasins de meubles (-5,6%).
En fonction du contexte local, les prochains soldes d'été débuteront le mercredi 25 juin ou le mercredi 2 juillet et seront d'une durée de quatre à six semaines. Les Échos – 22/04/08 – p 26
Les agriculteurs européens sont autorisés cette année à augmenter de 2% leurs quotas de production de lait, pour répondre à une forte demande mondiale et à la hausse des prix constatée l'an dernier. Cela représente quelque 2,84 millions de tonnes de lait supplémentaires qui doivent être réparties équitablement entre les vingt-sept États membres. La mesure s'applique pour un an à compter du début de la prochaine campagne laitière débutant en avril. Cette décision ponctuelle anticipe une réforme plus large du système des quotas laitiers mis en place à l'origine en 1984 pour lutter contre la surproduction et qui pourrait être progressivement supprimé d'ici à 2015. Les Échos – 18/03/08 – p 8
Champagne
Pernod-Ricard lance sous la marque Perrier-Jouët la bouteille de champagne de 75 cl la plus chère du monde à 4.166 euros. Celle-ci est proposée en une série limitée de coffrets de douze, facturés chacun 50.000 euros. Les Échos – 18/03/08
La lutte contre la fraude fiscale est un objectif louable qui bénéficie non seulement aux finances de l'État mais également aux entreprises, qui pâtissent de la plus grande compétitivité de leurs concurrents fraudeurs. Dans ce cadre, et partant du constat que seul un quart des redressements fiscaux est effectivement payé au Trésor, le législateur a mis en place (Loi de Finances rectificative pour 2007) une procédure, dite de flagrance fiscale, dont le but est de permettre à l'administration de réagir plus efficacement face aux entreprises éphémères constituées dans un seul but d'évasion fiscale.
Procès-verbal d'infraction et saisie
Le dispositif de la flagrance fiscale autorise donc l'administration à dresser un procès-verbal d'infraction et à saisir de façon conservatoire les sommes correspondant aux impositions éludées avant même l'expiration du délai relatif aux obligations déclaratives correspondantes. Cette procédure n'est cependant pas autonome puisque ce n'est qu'à l'occasion de l'exercice d'une procédure annexe (droit de visite et de saisie, contrôle inopiné préalable à une vérification de comptabilité, etc.) que l'administration fiscale, constatant une fraude en cours de réalisation, pourra avoir recours à cette nouvelle procédure.
Imposition préalable
Ce dispositif constitue néanmoins une véritable révolution procédurale dans la mesure où, en application des principes posés par la Déclaration des droits de l'homme, notre fiscalité repose sur le système déclaratif et sur son corollaire, le contrôle fiscal a posteriori. Or, en application de ce nouveau dispositif, codifié à l'article L 16-0 BA du Livre des procédures fiscales, l'administration pourra contrôler une période d'imposition qui n'est pas achevée mais également calculer et même recouvrer, au moins de façon conservatoire, un impôt par définition non encore exigible.
Évaluation forfaitaire
Pour ce faire, l'administration fiscale devra évaluer forfaitairement, selon des modalités qui mériteront d'être précisées, mais dont on peut aisément imaginer qu'elles susciteront un contentieux nourri, l'impôt qui sera dû au terme de la période d'imposition. Ce dispositif possède, par ailleurs, un large champ d'application qui vise l'exercice d'une activité occulte, la délivrance ou la comptabilisation de factures fictives, la réalisation d'opérations commerciales sans facture et non comptabilisées, l'utilisation de logiciels frauduleux ou encore le recours à du travail dissimulé.
Si risque de non-recouvrement
Pour autant, la caractérisation de l'une de ces situations ne pourra donner lieu à l'établissement d'un procès-verbal de flagrance que si les circonstances dans lesquelles l'infraction est constatée sont « susceptibles de menacer le recouvrement d'une créance fiscale », notion non définie par la loi et qui, là encore, devra être précisée.
Recours sous huit jours
S'agissant des garanties qui entourent cette nouvelle procédure, il convient de noter que, nécessité faisant sans doute loi, l'autorisation d'un juge n'est pas nécessaire alors même que, par exemple, l'exercice du droit de visite et de saisie de l'administration fiscale, qui n'apporte pourtant pas de conséquences directes pour le contribuable, est soumis à la délivrance préalable d'une ordonnance du président du tribunal de grande instance. Lorsqu'une entreprise se verra notifier un procès-verbal de flagrance fiscale, celle-ci devra donc être extrêmement réactive puisqu'elle ne disposera que d'un délai de huit jours pour contester l'usage de cette procédure ou le bien-fondé des mesures conservatoires qui en découlent, devant le juge du référé administratif.
Efficacité insuffisante
Notons enfin que le dispositif de la flagrance fiscale ne permet pas en lui-même de remédier au principal obstacle auquel se heurte l'administration en matière de lutte contre la fraude, à savoir identifier les entreprises instigatrices dès la première irrégularité commise et non pas une fois que ces dernières auront disparu. En effet, le mécanisme de la flagrance fiscale permet seulement à l'administration fiscale de réagir plus efficacement à une fraude qu'elle aura découverte plus ou moins fortuitement à l'occasion d'une procédure de contrôle fiscal annexe. Dans ces conditions, sans la mise en place d'un mécanisme performant de détection de la fraude, qui reste à inventer, cette nouvelle arme de répression risque de n'être que peu efficace.
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Mars
Mars 2008 Lettre Infos N° 21 : Mars 2008
Notre dossier du mois : le tourisme en 2007 CGA OrnaisINFOS - N° 21– Mars 2008
D'après les chefs d'entreprise interrogés en février 2008, la conjoncture fléchit encore dans le commerce de détail et le commerce et la réparation automobile. L'indicateur synthétique du climat des affaires s'inscrit de nouveau en baisse et se rapproche de sa moyenne de long terme. Les perspectives générales, qui retracent l'opinion des détaillants sur l'activité de l'ensemble du commerce, se replient encore. La progression des ventes passées s'est modérée. Les perspectives d'emploi s'érodent également. Seules les intentions de commandes restent stables, proches de leur moyenne de longue période.
Selon les chefs d'entreprise interrogés en février 2008, la conjoncture du bâtiment apparaît à nouveau plus favorable : l'indicateur synthétique du climat des affaires progresse de deux points et retrouve son niveau de novembre 2007. Le rythme de l'activité s'est maintenu sur la période récente. Les entrepreneurs anticipent une activité toujours vigoureuse au cours des prochains mois. Les chefs d'entreprise jugent leur carnet de commandes très bien garni. Les tensions sur l'appareil productif s'intensifient quelque peu : plus de la moitié des entreprises déclarent être contraintes dans leur production. Les créations d'emploi ont continué de progresser sur leur rythme passé. Ce rythme se maintiendrait au cours des prochains mois.
Les chefs d'entreprise interrogés en février témoignent d'un léger fléchissement de la conjoncture industrielle : l'indicateur synthétique du climat des affaires s'érode à nouveau d'un point. Il reste néanmoins à un niveau élevé. D'après les entrepreneurs de l'industrie manufacturière, le rythme de l'activité passée a un peu ralenti. Les stocks de produits finis demeurent jugés inférieurs à la normale. Les carnets de commandes, globaux comme étrangers, restent bien garnis. Les perspectives personnelles de production se tassent à nouveau. Les perspectives générales, qui représentent l'opinion des industriels sur l'activité de l'ensemble de l'industrie, se replient plus fortement. Les chefs d'entreprise prévoient une accélération de leurs prix au cours des prochains mois.
Les ventes de micro-ordinateurs ont totalisé 17,9 millions d'unités en Europe de l'Ouest au cours du quatrième trimestre 2007, soit une progression de 9,7 % sur un an. Cette progression a été plus faible que la croissance globale sur l'année, qui a atteint 12 % en 2007. HP se classe toujours au premier rang avec une part de marché de 22,6 % sur la période, suivi par Acer (17 %), Dell (11,1 %), Fujitsu-Siemens (7,3 %) et Toshiba (5,6 %). En France, les ventes ont représenté 2,8 millions d'unités sur les trois derniers mois de 2007, en hausse de 6,6 % sur un an. Cette faible croissance résulte d'un tassement de la demande dans le secteur grand public et d'un niveau élevé des stocks. Les Échos – 14/02/08 – p 26
Cadres
Air France, Veolia Environnement, LVMH (propriétaire des « Echos ») : c'est, selon une étude menée, fin janvier, par l'Ifop et Publicis Consultants auprès de 1.600 cadres, le podium des entreprises que les cols blancs rêvent de rejoindre. Suivent L'Oréal, Danone et Vinci, qui gardent un très fort pouvoir d'attraction, comme de grands groupes industriels (Thales, Suez, Siemens, EADS). A l'inverse, sont relégués au bas du palmarès des entreprises du secteur parapublic (La Poste, RATP, SNCF), de la grande distribution (Leclerc, Casino, Auchan, Carrefour, Castorama) et des groupes marqués par une actualité préjudiciable (ArcelorMittal, Société Générale). Enfin, sur les 80 entreprises jugées, c'est, et de loin, McDonald's qui se classe dernière. Les Échos – 15/02/08 – p 4
Téléphonie
Les ménages français dépensent en moyenne 93 euros par mois pour leurs télécommunications, à savoir l'abonnement internet, le forfait mobile et la ligne fixe. Dans le détail, l'internet représente aujourd'hui environ 17 % des dépenses des ménages en télécommunication soit 16 euros, puis 23 % (22 euros) pour la ligne fixe et 60 % pour le mobile (55 euros). La tendance est à une explosion des dépenses pour le mobile - x 6 en dix ans -, une augmentation plus modérée de celles liées à l'internet et à une baisse exponentielle côté communications fixes.
Selon l'Union professionnelle artisanale, les TPE n'ont pas développé le recours aux heures supplémentaires ces derniers mois. La complexité de la réforme et le niveau des carnets de commandes les poussent à l'attentisme. Les Échos – 21/02/08
Inégalités hommes-femmes
L'égalité des sexes n'est toujours pas une réalité sur le marché du travail. C'est l'un des principaux enseignements livrés par l'Insee dans sa dernière étude « Regards sur la parité ». Depuis sa précédente édition, vieille de quatre ans, le rapport relève, certes, des progrès mais les femmes restent globalement pénalisées. Non seulement elles sont davantage au chômage, mais elles sont moins bien loties lorsqu'elles ont un travail. En 2005, elles occupent plus d'emplois précaires que les hommes (30,9 % d'entre elles sont à temps partiel, contre 6 % des hommes). Et elles sont moins bien payées qu'eux en moyenne. L'écart des salaires annuels moyens entre les hommes et les femmes atteint 16 % dans la fonction publique d'Etat, 13,5 % dans la fonction publique territoriale et 27 % dans la fonction publique hospitalière. Pour les salariés à temps complet du privé, l'écart salarial entre les deux sexes s'élève à 23 %. Chez les cadres, la différence est de 26,7 % et flirte avec la barre des 30 % dans le secteur des services (contre 6 % pour les employés). Les Échos – 21/02/08
Créateurs d'entreprise
Près de 66 % des bénéficiaires de l'Accre (aide aux chômeurs créateurs et repreneurs d'entreprise) estiment que la demande d'aide et son obtention ont été des opérations simples et 73 % estiment que les démarches ont été rapides, selon une enquête de la Dares (ministère de l'Economie, des finances et de l'emploi) menée fin 2006. Il ressort de cette étude que les structures qui entourent la création d'entreprise et l'accueil fourni aux créateurs sont globalement appréciés. Les critiques concernent avant tout l'accompagnement après la création et les conseils pour gérer : 4 créateurs sur 10 déclarent n'avoir pas trouvé l'appui nécessaire, notamment en matière de gestion, de comptabilité ou de fiscalité. Seuls 38 % des créateurs aidés ont eu recours aux chèques conseils. 34 % ne connaissaient pas ce dispositif.
Les petits réparateurs automobiles indépendants, qui ne portent pas le panneau d'un constructeur, se font de plus en plus de souci pour leur avenir. La France compte au total 50.000 réparateurs mais, sur ce total, la majorité dépendent directement d'un constructeur ou d'un gros concessionnaire. Les petits « garages toutes marques », qui peuvent faire partie d'un réseau, comme AD, Motrio ou Eurorepar, ne sont plus que 15.000 à 18.000, et l'évaporation naturelle, de quelque 10 % par an, risque de s'amplifier. Les nouvelles technologies, qui vont croissant sur chaque génération de voitures (tous les six ou sept ans en moyenne), expliquent ce décrochage des « petits », qui emploient peu de salariés. Les systèmes antipollution et la panoplie des aides à la conduite (ABS, ESP, BAS...), demandent des outils de plus en plus sophistiqués, qui ne sont pas à la portée de tous les réparateurs. Et l'espacement de l'intervalle entre chaque vidange les prive de leur fonds de commerce traditionnel. Le corollaire pour le client est la menace sur le service de proximité. Certes mieux équipés, les gros réparateurs se trouvent bien souvent dans les grandes agglomérations ou leur périphérie, et les clients ne sont pas prêts à faire 50 kilomètres pour réparer. Seule manière de préserver leurs marges pour les indépendants : la vente de véhicules d'occasion. Mais cette activité n'est pas toujours aisée pour un petit artisan, qui doit mobiliser pas mal de moyens (stocks de véhicules, comptabilité, immobilisation de trésorerie...). Les Échos – 20/02/08 – p 17
Des fumeurs récompensés
Soupçonnés de toxicomanie aiguë, accusés de creuser le trou de la Sécu, bannis des entreprises l'an dernier et devenus hors-la-loi dans les cafés et restaurants depuis deux mois, les amateurs de tabac avaient de sérieuses raisons de déprimer. Mais un rayon d'espoir venu des Pays-Bas perce désormais leurs nuages de détresse. Le fond de retraite complémentaire Paerel Leven a annoncé que le « roker » (« fumeur » en néerlandais) aura droit à une pension... plus élevée. Une mesure assurément de bon sens : chaque cigarette réduit l'espérance de vie de 11 minutes. Pour ceux qui doutaient encore de cet impact, la chute de 15 % du nombre de décès par infarctus en France, depuis la fameuse interdiction de fumer dans les cafés et restaurants, en apporte une confirmation spectaculaire. Mathématiquement, les fumeurs touchent leur retraite moins longtemps. Les fonds de pension devraient donc logiquement chercher à attirer ces bons clients qui leur coûtent moins cher - ou cher moins longtemps. La bataille pour leur conquête ne fait sans doute que commencer. La sélection sera toutefois impitoyable. Paerel Leven demande à ses candidats non seulement de placer au moins 20.000 euros chez eux, mais aussi d'avoir fumé au moins dix cigarettes par jour au cours des cinq dernières années et d'avoir vainement tenté d'arrêter. Un test d'urine tentera de détecter les fraudeurs qui auraient la tentation de cacher une sous-consommation tabagique devenue honteuse. Les Échos – 03/03/08 – p 18
Soldes
Le groupe de travail désigné par Bercy pour étudier « les mécanismes de réduction des prix » propose deux semaines supplémentaires de soldes par an, à dates libres, et la création d'un comparateur de prix dans l'alimentaire.
L'ensemble du marché du tabac est en retrait de 5,6 % en volume en janvier (avec le tabac à rouler et les cigares). Les livraisons sont en baisse dans 89 départements, souligne « Le Losange », qui évoque « une tendance morose » et une « baisse sensible de fréquentation » dans les bars tabac. Le ministère de la Santé et la plupart des industriels tablaient jusque-là sur un recul de l'ordre de 3 % sur l'année des ventes de cigarettes. En 2007, les volumes n'ont baissé « que » de 1,5 %, malgré l'interdiction de fumer sur le lieu de travail et dans de nombreux lieux publics, intervenue en février. En valeur, le marché du tabac est beaucoup plus stable en raison de la hausse des prix des cigarettes de 6 % en moyenne décidée l'été dernier, et de celle actée fin 2007 sur les cigares. Ainsi les ventes globales de tabac en valeur avaient augmenté de 0,6 % l'an dernier, à 15 milliards d'euros. En janvier, elles ont reculé de 0,5 %. En matière de santé publique, un autre résultat spectaculaire a déjà été observé en janvier avec la chute brutale de 15 % des admissions aux urgences pour infarctus du myocarde, par rapport au même mois des deux années précédentes. Ce bon résultat, qui, là encore, méritera confirmation, s'inscrit dans une tendance déjà constatée en Irlande ou en Italie. Les Échos – 11/03/08 – p 21
La production sucrière européenne, qui survit à grands renforts de subventions, réduit sérieusement la voilure. Les betteraviers français, jusqu'alors à l'abri en raison d'une productivité importante (12,5 T de sucre par ha de betteraves contre 8 T dans l'Union européenne) s'en inquiètent sérieusement. Tereos, n° 2 européen, est en train de fermer trois sucreries et Saint Louis Sucre verra disparaître cette année cinq de ses usines. La chute de la demande qui en découlera devrait inciter les agriculteurs français à favoriser la culture d'orge de brasserie en 2008. La Tribune – 13/02/08 – p 25
Betteraves
En 2007, les planteurs champardennais ont emblavé 87 300 ha en betteraves, c'est 5 000 ha de plus qu'en 2006. Selon les services statistiques du ministère de l'Agriculture en Champagne-Ardenne, en deux campagnes, les surfaces betteravières ont augmenté de 14 000 ha, du fait de la forte demande en biocarburants et malgré la réforme de l'OCM sucre. Le rendement moyen régional à 16° de teneur en sucre se situe à 93,6 tonnes/hectare, en hausse de 16 % par rapport à la campagne 2006. L'Union – 05/03/08
2008 : année de la patate
Ce modeste tubercule peut sauver le monde. Les Nations unies viennent de décréter 2008 « année internationale de la pomme de terre » dans l'espoir de réduire la pauvreté, d'améliorer la sécurité alimentaire et de promouvoir le développement. Elle est la quatrième culture mondiale après le maïs, le blé et le riz. Selon « The Economist » , « Ce modeste tubercule, que ce soit en purée, frite, bouilli ou rôti, a changé le monde et tous les partisans de la globalisation et du libre-échange doivent la célébrer partout dans le monde. » Les Échos – 03/03/08
Champagne et réchauffement climatique
S'il y a un domaine où le réchauffement climatique donne des suées froides aux agronomes, c'est la vigne. Lors du congrès sur les « conséquences du changement climatique sur la production et la qualité du vin » qui a eu lieu à Barcelone des experts ont tenu des propos assez alarmistes. Ils prévoient la possible émergence de vins plus « durs » et moins aromatiques dus au réchauffement climatique. Au Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC), on reconnaît volontiers que les choses ont évolué. Plutôt en bien. Selon le directeur de la communication au CIVC « En 20 ans, les vendanges ont été avancées de 18 jours. Qui dit vendanges précoces, dit un moût au potentiel d'alcool plus élevé. On a gagné au moins 1 degré ». La maturation se fait sur des journées plus longues et plus ensoleillées. En revanche « On a perdu un peu en acidité. Mais cela ne nous inquiète pas. Les vins de Champagne sont naturellement acides. On pratique même la fermentation malolactique pour enlever un peu de cette acidité. » A tous ces avantages, s'en rajoute un autre : « Ces vendanges précoces apportent un meilleur état sanitaire aux raisins. Quand il y a trop d'eau, donc trop de pluie, la pourriture s'installe ». Il reste évidemment à se poser la question du futur. Là aussi, pour l'instant, la Champagne peut vivre sereinement grâce à son terroir. Les sols calcaires champenois permettent une disponibilité en eau, et les coteaux organisent un drainage naturel. Quant aux hausses de températures, les années chaudes ont souvent été liées aux meilleurs millésimes de la Champagne (1964, 1976, 1982..). Pour l'instant, si réchauffement climatique il y a, il ne représente que des qualités pour la Champagne.
Une année 2007 excellente pour l'hôtellerie, plus mitigée pour les campings.
L'hôtellerie haut de gamme gagnante
Comme en 2006, ce sont les hôtels haut de gamme, de catégorie 3 étoiles et surtout 4 étoiles, qui réalisent les meilleures progressions en 2007. Leur fréquentation ne cesse de croître depuis le point bas de l'année 2003. Ce sont d'ailleurs les deux catégories d'hôtels qui se sont le plus développées depuis trois ans. Après avoir progressé de 3,8 points en 2006, le taux d'occupation des hôtels 4 étoiles - 4 étoiles luxe augmente encore de 2,5 points en 2007, pour s'établir à 68,7 %. Si les clientèles étrangères sont encore très majoritaires dans ces hôtels haut de gamme avec 65 % des nuitées, la fréquentation française ne cesse de progresser : + 9 % en 2007 par rapport à l'année précédente. Les hôtels 3 étoiles affichent eux aussi une forte hausse de leur taux d'occupation (+ 1,8 point) comme de leurs nuitées (+ 4,8 %). Cette bonne performance est à mettre à l'actif de la clientèle française, mais plus encore de la clientèle étrangère. Pour les hôtels économiques ou de moyenne gamme, le taux d'occupation progresse plus modérément par rapport à l'année 2006, tout comme le nombre de nuitées
Campings : la saison sauvée par les emplacements locatifs
Les campings affichent en 2007 un total de 98 millions de nuitées. Après deux bonnes saisons consécutives en 2005 et 2006, le résultat est nettement plus médiocre, autant pour la clientèle française qu'étrangère. En effet, à l'exception des régions méditerranéennes, les mauvaises conditions météorologiques de la saison 2007 affectent fortement la fréquentation. Cette année, seules les régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur réalisent de bons résultats. Dans les autres régions, la fréquentation est en nette diminution. Toutefois, celle des emplacements locatifs équipés d'un hébergement léger (bungalow ou mobile home) progresse de 8 % par rapport à la saison 2006. Le taux d'occupation moyen de 33 % dans les campings sur la saison masque aussi une forte disparité entre les emplacements nus et les emplacements locatifs : sur ces derniers, le taux d'occupation est de 50 % en moyenne, contre seulement 28 % sur les emplacements nus. Il s'élève même à 82 % au mois d'août sur les emplacements locatifs. Comme dans l'hôtellerie, ce sont les campings haut de gamme qui tirent leur épingle du jeu en 2007 : le taux d'occupation progresse uniquement dans la catégorie 4 étoiles, tout comme les nuitées. Ce bon résultat est dû à une recherche de qualité par la clientèle des campings, ainsi qu'à la forte proportion d'emplacements locatifs dans les campings 4 étoiles (38 % de leur offre). Plus souvent occupés, les emplacements locatifs sont aussi plus remplis : le nombre moyen de personnes sur les emplacements locatifs (3,4) est supérieur de 23 % à celui des emplacements nus (2,8). De plus, les touristes y séjournent en moyenne plus longtemps : 8 nuits, contre 5 seulement sur les emplacements nus. En conséquence, les emplacements locatifs recueillent 38 % des nuitées des campings classés en 2007, alors qu'ils ne représentent que 19 % de leur capacité.
La clientèle européenne est de retour dans l'hôtellerie
Dans les hôtels, la clientèle européenne représente les trois quarts des nuitées des étrangers. Alors que la fréquentation européenne s'effritait régulièrement depuis 2003, elle est en nette reprise c